![]() |
|
La COD demande le départ de AZIZ pour incapacité
Nouakchott, 21-04-2010 (QDN)
"Nous avons demandé le dialogue avec Oud Abdel Aziz, il l'a refusé. Alors, je le dis haut et fort, aujourd'hui, nous lui disons que nous n'en voulons plus, notre programme n'est rien d'autre que son départ » a dit Messoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée Nationale et de la coordination de l’opposition démocratique (COD) le 18 avril devant des milliers de militants. Au cours d’une conférence de presse tenue mardi 20 avril, la COD a réitéré ces propos.
COMMUNIQUE : Sur la conférence de presse de la coordination de l’opposition démocratique
En date du 19 Avril 2010, s’est ténue au siège du RFD la cérémonie de passation de la présidence tournante de la coordination de l’opposition démocratique (COD) entre Monsieur , Messaoud Ould Boulkheir, président de l’APP, président de l’Assemblée Nationale et président sortant de la COD d’une part ; et Monsieur Ahmed Ould Daddah , président du RFD, leader de l’opposition démocratique et président entrant de la COD ;d’autre part.
Au cours de cette cérémonie , le président Ahmed Ould Daddah a remercié son camarade, le président Messaoud Ould Boulkheir, pour les efforts louables qu’il a déployés tout au long de la période au cours de laquelle il a présidé aux destinées de la coordination de l’opposition démocratique. Ces efforts, a-t-il dit, ont impulsé de manière claire et conséquente l’action de l’opposition sur les plans politique et médiatique tout en lui procurant davantage de crédibilité et de cohésion au moment où elle en a le plus grand besoin.
Le président Messaoud Ould Boulkheir a exprimé, quant à lui, sa conviction que la COD est entre de bonnes mains en confiant sa direction au président Ahmed Ould Daddah ; tout comme il s’est dit certain que l’opposition parachèvera les objectifs tracés sous cette sage direction et a poursuivi en assurant que « le nouveau président en exercice de la COD peut compter sur l’appui sans limites de l’ensemble des partis de la Coordination, particulièrement l’APP que je préside, comme il peut être assuré de mon soutien personnel sans aucune réserve » .
Les leaders de l’opposition ont réitéré la position déclarée de la COD demandant le départ du président du régime en place qui a fait la preuve de son incapacité à diriger le pays , occasionnant , à bien des égards, les plus grandes inquiétudes pour l’avenir de la nation …
La hausse quotidienne des prix - même pour les produits dont les cours baissent sur le marché mondial - , les déchets toxiques qui menacent la santé des citoyens en plusieurs endroits du territoire national , l’inexistence de projets de développement d’envergure, l’absence de politique économique digne de ce nom, le manque de perspectives d’avenir et l’obstruction de tout horizon ont fini par convaincre le citoyen que, sous ce régime, l’espoir de lendemains meilleurs n’est plus permis .
S’ajoute à cela une dégradation et une régression dangereuses, clairement observées dans les domaines socio-économiques, politiques, diplomatiques et sécuritaires.
Dans ce cadre, les dirigeants des partis de la coordination ont observé que les accords de DAKAR ont été reniés par le général Aziz dans une déclaration publique lors d’un meeting tenu à Arafat, particulièrement l’alinéa 4 du chapitre 7 qui comporte l’obligation pour les parties signataires d’engager un dialogue inclusif pour enraciner la pratique démocratique dans le pays.
Hors, le pouvoir en place n’a pas non seulement failli à ses engagements mais il a aussi initié méthodiquement une série de violations préméditées et ce dès la période du gouvernement d’union nationale, issu des accords de DAKAR.
C’est ainsi que la démission du HCE ne fut qu’une parodie, que le premier ministre a conduit un coup d’état contre le gouvernement de transition en promulguant le décret de convocation du collège électorale sans l’accord de celui-ci, en empêchant la révision de la liste électorale, en confisquant les prérogatives de la CENI et en refusant enfin toute enquête concernant les résultats de cette élection et sur la nature du bidouillage des fameux bulletins de vote.
Malgré tout cela, la coordination de l’opposition démocratique a maintes fois demandé avec insistance le dialogue avec le pouvoir en place afin d’assainir la situation et d’éviter au pays les affres d’une crise dont il peut se passer.
Toutes ses bonnes intentions et prédispositions responsables dont ont fait preuve les partis de l’opposition démocratique, n’ont reçu, de la part du pouvoir que davantage de frivolité et d’arrogance.
Face à cette situation périlleuse pour l’avenir de la nation, la coordination de l’opposition démocratique considère ; désormais, que la pérennité du pouvoir du général Mohamed Ould AbdelAziz constitue une menace pour l’unité et la cohésion du pays ainsi que pour ses intérêts supérieurs
NOUAKCHOTT, 19Avril 2010
La coordination des partis de l’opposition démocratique (COD)








Comments
Post new comment