A l'heure de l' Open Source l'administration Mauritanienne reste fidèle aux solutions propriétaires

Nouakchott, 08-05-2010 (EM)

Depuis son arrivée au pouvoir le général  Ould Abdel Aziz concentre tout son énergie pour maitriser les dépenses de l'état et pour  lutter contre la corruption qui détruit la Mauritanie depuis plusieurs décennies. Des mesures concrètes ont été prises par le gouvernement de Ould Mohamed Laghdaf pour diminuer les dépenses que l'état prenait en charge habituellement, mais  un domaine très couteux comme les nouvelles technologies n'a pas été concerné par ces mesures.

Quelle est  la situation des sites Web de nos administrations ?
Quels sont les pré-requis techniques  pour  répondre à des appels d'offres des nouvelles technologies de nos administrations ?

 En observant simplement les sites WEB de l'état mauritanien visibles ou référencés sur le WEB ,on constate de manière flagrante une  Multiplication des sites sans raison valable et sans différenciation  apparente  je prends l'exemple du portail http://www.portailnational.gov.mr  et celui du site www.mauritania.mr qui affichent le même contenu. 

D'autres sites  ne fonctionnent plus : http://www.setn.mr/, http://www.mjustice.mr/http://www.presidence.gov.mr

et d'autres sont laissés à l'abandon sans aucune mise à jour : http://www.servicepublic.gov.mr/Templates/Ar/Accueil.aspx, http://www.annuaire.gov.mr

Je tiens à travers cet article à attirer l'attention du gouvernement sur le besoin de rationaliser et d'optimiser les dépenses liées  à ce secteur. En matière de sites Web,  l'état pouvait utiliser un outil Open source tel que  (Drupal, Joomla, Spip, ou autres ) plus avantageux par rapport aux logiciels d'édition de sites web de Microsoft(.NET, SQL SERVER)  dont les licences professionnelles peuvent coûter très cher.

La deuxième  remarque concerne les appels d'offres  où dans la plupart  l'administration exige l'utilisation des logiciels propriétaires tel que  Windows,  Sql Server et  environnement de développement de Microsoft.... pour ne citer que un voir l'appel D’OFFRES INTERNATIONAL N°01/PRECASP/10 qui ne propose aux prestataires soumissionnaires que les choix suivants :

Au niveau du système d'exploitation, le choix peut être fait entre :
 - Windows Server, dernière version ou équivalent
 - UNIX Solaris de SUN Microsystems, dernière version ou équivalent.

Concernant, le système de Gestion de la Base de Données (SGBD), le choix peut se faire entre :
  - Oracle dernière version ou équivalent ;
  - SQLServer de Microsoft, dernière version ou équivalent.

Certes ce sont des choix fiables mais  très couteux. Dans une volonté de réduire les coûts  ils peuvent être remplacé par des choix de l'open source plus économiques et plus indépendant technologiquement.

En remplaçant SQL Server de  Microsoft par son équivalent open source, tel que MYSQL , les économies à l’échelle nationale pourraient être de l’ordre de 120 millions d'ouguiya.

Que ferions-nous si un jour Microsoft disparaissait ? Serions-nous capable de corriger les nouvelles failles de sécurité découvertes ? Que ferions-nous, si Microsoft refusait pour une raison politique ou autre de nous fournir les mises à jour du système d 'exploitation de nos serveurs ?  Personne n'est  capable de répondre à ces interrogations. La seule réponse est d'utiliser de plus en plus l'open source pour l'indépendance et l'autonomie, en plus des raisons financières.

Elbou Ould Elbechir
 

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